PoteauMag
Posté le 05.02.2008 par vinzoudesbois
QUESTION
Pourquoi le poteau est-il sous-estimé ?
Le poteau dans son état est occulté. Pourquoi ? Comment ? Et avec quels effets ? Retour sur cette polémique millénaire.
Le poteau, tout millénaire qu’il est, n’a jamais été considéré à sa juste valeur comme membre à part entière de la société contemporaine et ce, à quelque époque que ce fût. De l’australopothèque aux élections présidentielles de 2002, en passant par Jeanne d’Arc, Robespierre, le Général de Gaulle et Zinédine Zidane, le poteau a joué un rôle éminemment important, mais tout le monde a préféré ignorer ce qu’il a fait au profit de ces personnages, parfois impuissants face à une situation qui leur échappe.
Les premiers homo sapiens, incapables d’inventer quoi que ce soit, ont préféré effacer les peintures de chasse au poteau brillamment réalisées par les premiers poto-sapiens et faire croire au monde entier que les Grottes de Lascaux et tout ce qu’il y a d’inscrit sur leurs parois viennent d’une idée à eux.
Les Ecossais du VIIè siècle et les Ouzbeks du XIVè, voulant concilier esthétisme du poteau et barbarie sanguinaire sans foi ni loi, ont fait beaucoup pour le poteau mais en lui donnant, on est obligé de le reconnaître, une réputation parfois un peu sombre. Durant la même période, en 1231, qui se souvient de la condamnation de ce poteau de bois à être brûlé vif. Jeanne d’Arc, brûlée vive le même jour, a regardé le poteau dans les yeux avant de se retrouver les mains liées au buste de ce dernier. Ce poteau, qui restera dans les livres d’histoire comme le premier exemple de Poteau-Feu, n’a reçu aucune sépulture digne de son œuvre. Il a repoussé les English Posts à Orléans, il a mené les troupes françaises à de multiples victoires, guidé par la voix des saints Saint Plon, Saint Ptôme et Saint Thétique, mais condamné pour hérésie, il est mort dans la plus totale indifférence.
Qui se souviendra du poteau de retransmission radio lors de l’Appel à la Résistance du 18 juin 1940 lancé par le Général de Gaulle depuis les studios londoniens de la B.B.C. ? En voilà un qui n’a pas volé une sépulture décente, tout comme celui qui a supporté le drapeau américain planté par Neil Armstrong et Buzz Aldrin sur la Lune.
Pour finir, la rédaction de PoteauMag souhaite rendre hommage à la barre transversale du Stade de France qui a repoussé la frappe de Luigi Di Biaggio (ndlr : voir notre article Souvenir) et qui a permis aux Bleus de s’offrir le sacre en Coupe du Monde.
Tous ces poteaux mésestimés, à l’instar de Jean Saint Josse à l’Election Présidentielle de 2002, méritent un peu plus de reconnaissance et de respect. Merci pour eux.
vinzou des bois
Posté le 05.02.2008 par vinzoudesbois
SOCIETE
Le Phénomène PoteauTuning
La France a peur. En l’An de Grâce 2002, la vague furieuse du PoteauTuning envahit l’Hexagone. Les grand-mères rasent les murs et sprintent comme jamais en revenant des courses. La France a peur et les cabas sont vides car le poteau tuné rôde. Récit.
La recrudescence des grand-mères sous les onze secondes au cent mètres n’a jamais été aussi forte que cette année. Pour parer aux attaques des poteaux tunés, les plus grandes marques de chaussures de sport ont investi un budget colossal dans des prototypes de charentaises profilées, le marché étant en pleine expansion. Les marques rivalisent d’audace et d’ingéniosité pour fidéliser une clientèle réputée exigeante. Marie-Jeanne, soixante-treize ans au compteur –et 10’’6 au chrono- confirme : « la New Balance, c’est trop de la balle ! ». cette jeune retraitée a choisi les dernières NB France3-Limousin, contrairement à Simone Farnier, quatre-vingt-douze printemps et toutes ses dents en résine, qui a plutôt opté pour les Adidas Torsion Point-de-croix, plus fiables au niveau des coutures, « impec’ pour danser le hip-hop, musique de djeun’s qui déchire sa race ! » Mais ne nous détournons pas du véritable sujet et phénomène de société actuel en ne nous intéressant qu’aux conséquences de ce même phénomène. Recentrons le débat sur les caractéristiques propres du PoteauTuning.
Jo Moutet, anthropotologue et membre éminent de l’Association des Quintuples Recalés au Baccalauréat Technologique nous parle de cette mode venue des faubourgs de Brasilia : « il faut recadrer les choses dans leur contexte : cette ancienne coutume datant du IIIè siècle visait à embellir son poteau. Malheureusement, avec le changement de mœurs du Brésil et de la communauté mondiale, le poteau tuné est devenu l’instrument de vitesse et de peur de tous les banlieusards du 9-cube, prêts à toutes les dépenses : un pot d’échappement, un moteur soixante-quatre cylindres, des haut-parleurs à 1.200.000 watts efficaces, un levier de vitesse fluo, ou la compilation pototuning vol.2 avec une femme à poil dessus. De vrais vandales !
Mais les vandales du 9-cube en question restent des amateurs, des players de seconde zone. La Mecque du PoteauTuning français se trouve à Lens, patrie de Félix-Bollaert, des frites et de Joël Didrick (a.k.a. l’Inspecteur Didrick). Depuis la visite d’un groupe de touristes Pas-de-Calaisiens à Brasilia même, le PoteauTuning s’est exporté dans l’Europe occidentale. Joël lui-même n’a pu résister à la « customisation » de son poteau et a fondé le magazine PoteauTunéMag. Nous y avons tout de suite flairé le plagiat, et déposé plainte devant le tribunal correctionnel de Couquèques. Sans compter que la nana à poil sur la couverture du numéro 1 de sa misérable feuille de chou n’était autre que la charmante épouse de l’un des deux rédacteurs en chef de PoteauMag. Joël Didrick, sans aucun égard pour la demoiselle et les droits d’image de son mari et d’elle-même, s’est vu lourdement condamné. Nous souhaiterions lui faire parvenir ce message : « Joël, si jamais tu as couché avec la femme de mon corédac’chef, tu vas tâter de ma droite. Signé : l’autre ».
P. Otto et vinzou des bois , sur une idée de Joe1.
Posté le 01.02.2008 par vinzoudesbois
CHRONIQUES POTEAUPHILES #4
Par Vinzou des Bois
Dans la famille « poteau fou », je voudrais l’Anglais… Bonne pioche ! Parce qu’il faut savoir une chose, c’est que chez eux, il n’y a pas que leur mode de vie, leurs voitures, leurs abribus et leurs vaches qui aient été fabriqués à l’envers, il y a aussi leurs poteaux. Et croyez-moi ou allez vous faire cuire un œuf, mais voir des poteaux anglais près de chez soi, c’est certainement tout SAUF un avantage. Pourquoi ? On va y venir.
Lorsque j’ai traversé la Manche pour étudier la spécificité de leurs poteaux, j’ai tout de suite été pris en « otage » par deux jeunes Anglaises, Susan et Mary, qui rêvaient de se faire prendre en photo avec un spécialiste mondial du poteau. A la descente de l’Eurostar, comme mise en bouche, çà surprend toujours un peu au début. Après, on s’y fait… ou alors, on fait une grossesse nerveuse ! Un peu gêné, j’ai à peine eu le temps de mimer un « yes » hésitant que, dans l’instant, je me suis fait assaillir par des dizaines de flashes. Quand je vous disais que les Anglais ne sont pas normaux… Pour bien comprendre la culture et l’élevage des poteaux anglais, il faut se fondre dans la masse. Et c’est pas avec cette entrée en matière fracassante chez nos ennemis millénaires que j’allais passer incognito. Mais il fallait les voir, les souris rosbifs, toutes émoustillées de voir un éminent spécialiste ! J’ai déjà vu des mecs se faire des injections de cocaïne pure, ils n’étaient pas plus hystériques !
Je ne sais pas si c’est la mort de Queen Mum, la pluie, la dernière défaite d’Arsenal ou le fait de savoir que les Spice Girls sont séparées qui les a foutues dans cet état, mais la dernière fois que j’ai franchi le « Channel » comme ils disent, elles m’avaient l’air somme toute normales. Quand je dis « normales », comprenons-nous bien : elles avaient tout de même les cheveux d’un joli rose bonbon, touts sortes d’anneaux dans les oreilles et dans le nez, d’élégantes minijupes à carreaux, assorties parfaitement à de grosses bottes type « écrase-merde » d’un raffinement prononcé si particulier …des Anglaises, quoi ! Mais là, çà m’a fait un choc : « oh, it’s Mr. Des Bois ! ! ! ! » Ricky Martin n’aurait pas eu plus de succès en arrivant là-bas.
« I’m here for the posts », m’excusais-je, néanmoins touché de voir ma réputation me précéder, hors de nos frontières qui plus est. Mais le poteau est ma passion et le poteau anglais ma mission. Je ne devais pas me disperser. Et c’est donc tout naturellement que j’entrais dans un pub de Picadilly pour étudier les mœurs de ces Bretons-là.
Sachant que les poteaux, quelle que soit leur origine, réagissent de la même manière que les autochtones, il fallait s’attendre à tout, avec ces espèces d’énergumènes. Et je n’ai pas été déçu du voyage, c’est le moins que l’on puisse dire (si vous me passez l’expression)!
Regardons les choses en face : si les Britanniques rouquins aux taches de rousseur plein la façade, aux oreilles décollées, au nœud de cravate en biais et à la pinte de bière scotchée à leur énorme paluche droite (ou gauche, çà va de soi !) de rugbymen n’existaient pas, çà ferait un sacré vide dans le paysage européen, c’est moi qui vous le dis ! Les poteaux britanniques en général et Anglais en particulier sont comme les « vrais » Britanniques : ils discutent entre eux de la Premier League, des résultats du Tiercé, et leur grand truc, c’est parier. Ils parient sur tout ce qui bouge : les canassons –qui font ce qu’ils peuvent-, le foot, le mariage du Prince William avec Britney Spears, le licenciement de leurs collègues etc. D’ailleurs, l’humour des poteaux anglais, caustique au possible, laisse parfois à désirer, mais une chose est sûre : ils ne rient pas quand ils parient. C’est un axiome.
Le pari est sacré pour les poteaux anglais, qui se délectent d’une bonne bière devant une course de lévriers. Néanmoins, le plus navrant avec les poteaux anglais, c’est qu’ils en deviennent vite fatigants. Mis à part leurs boutades qui ne font rire que des poteaux anglais, et encore, uniquement les initiés, c’est pas avec leur conversation qu’on va se fêler une côte. En fin de compte, la vie des poteaux anglais est ennuyeuse, notamment celle des poteaux de bord de routes, avec leur bandeau rouge sur la tête pour bien marquer les intersections. Alors ceux-là, s’ils parlaient, ce serait une catastrophe nucléaire ! Je ne sais pas si c’est l’éloignement de la ville et la solitude de la campagne verdoyante qui les opprime au point de ne plus éprouver le moindre sentiment ni esquisser le moindre mouvement, si ce n’est un clignement d’yeux lorsqu’une voiture passe, mais un cortège funéraire aurait l’air plus enjoué et souriant que ces poteaux-là ! Et c’est rien de le dire !
Il m’est arrivé une fois d’essayer vainement d’entamer la conversation avec l’un d’eux : « vous pensez quoi de la condition des poteaux mormons, maintenant que nous sommes entrés dans le troisième millénaire ? ». Apprenez que pour toute réponse, j’ai eu un clignement d’yeux ; textuellement, « il est vrai que l’Utah est un état peu propice à l’épanouissement des poteaux, mais il faut savoir que la religion mormone, surtout dans la conjoncture actuelle, ne permet que peu d’écarts de pensée et de liberté intellectuelle à chaque individu ». Attrape ! J’ai été bluffé par ce clignement d’yeux. Mais vu le peu d’allant qu’il a mis dedans, j’ai jugé préférable de ne pas réitérer l’opération, bien que très enrichissante dans le dialogue.
Faites le test vous-même : posez une question existentielle à un poteau d’intersection anglais, et préparez-vous à un clignement d’yeux pas piqué des hannetons…
Posté le 01.02.2008 par vinzoudesbois
NATURE
Au secours du poteau finlandais
Helsinki, Finlande. La nouvelle est parvenue hier soir 18 heures, heure française, sur le bureau de la rédaction qui se devait d’en informer la population mondiale : le cochon moustachu, espèce rare dotée d’une intelligence supérieure à tout autre cochon, serait à l’origine de l’extinction progressive mais inévitable des poteaux finlandais en fibre de carbone. Pour connaître ce problème et pouvoir tenter de le résoudre afin de ne pas voir l’espèce disparaître tel le dodo néo-zélandais du XVIIIè siècle, il faut connaître les tenants et les aboutissants du phénomène.
Le poteau finlandais déjà au centre d’une affaire de farine potale (voir notre article : un cas de poteau fou déclaré) bien malgré lui, il se voit de nouveau menacé, mais cette fois-ci, ses jours sont plus que jamais comptés. Le cochon moustachu se nourrit exclusivement de poteaux en fibre de carbone scandinave. Bien que totalement inoffensif pour l’homme et les autres espèces animales, il est l’unique menace réelle pour cette catégorie de poteaux. Les cochons moustachus se déplacent en troupeaux de forêt en forêt à la recherche de cette gelée royale, ce caviar pour cochons qui pousse dans les froides terres nordiques.
Des questions se posent et le temps est compté : les cochons moustachus pourraient-ils survivre en l’absence de poteaux finlandais ? Ceux-ci pourraient-ils s’adapter à un autre climat, de manière à ce que les cochons en soient réduits à survivre par tous les moyens, et donc se risquer à quelque plante grimpante qui prolifère en Scandinavie ? Sera-t-on obligé de procéder à des manipulations génétiques pour permettre au cochon moustachu de devenir poteauphobe ou au poteau de résister aux attaques porcines rarement velléitaires ? Tant de questions qui restent en suspens. Les Autorités finlandaises veulent des réponses à ces questions pour contacter la CIA, la SPA et SOS Fantômes, ces derniers étant capables de n’importe quoi pour sortir de l’ombre, qu’ils n’ont plus quitté depuis 1990.
Posté le 01.02.2008 par vinzoudesbois
INSOLITE
A la découverte de la Confrérie du Poteau Ougandais
PoteauMag vous propose cette semaine de faire connaissance de la Confrérie du Poteau Ougandais, comité de soutien garant de la tradition de fabrication et du savoir-faire artisanal en matière de poteau ougandais.
Les Européens, trop occupés à regarder leur nombril et les maigres ressources qu’un territoire exigu leur offre, n’ont cure de ce qu’un continent de la taille de l’Afrique, avec ses coutumes et ses croyances, ses tribus reculées, ses millions de couleurs et de saveurs puisse leur apporter. Et pourtant, c’est un tort. La culture africaine, black notamment, est un véritable vivier de culture et de connaissances poteauphiles.
Ainsi, en creusant un peu plus loin, on se rend compte que ce ne sont pas les pays africains les plus industrialisés qui possèdent l’imagination la plus fertile. De leur voyage en Ouganda, un groupe de protection des coutumes et des traditions de l’Afrique Noire a décider de monter la Confrérie du Poteau Ougandais, « pour préserver les valeurs qui ont fait du poteau ougandais ce qu’il est aujourd’hui » nous dit Bertrand Chocat, membre fondateur de la CPO. Il ajoute « il ne faut pas que les coutumes se perdent. C’est ce qui fait tout le charme de la diversité du monde, des différentes ethnies de la sphère géographique ».
Comment, en effet, ne pas se mobiliser devant cette « américanisation » systématique du monde et de ses poteaux ? Le champ d’action de la Confrérie est vaste mais ses objectifs sont clairs. « nous travaillons en étroite collaboration avec la SPP sur des projets qui nous préoccupent au plus haut point, comme par exemple le bon renouvellement des poteaux, le choix des couleurs et des formes, les ornements, les socles, les salles d’exposition etc. Il faut montrer à la population française que le monde est beau. D’ailleurs, notre slogan « black post is beautiful » est une question à laquelle nous avons réfléchi avec beaucoup de méticulosité. Trouver un slogan qui prône la tolérance, l’ouverture vers des cultures autres pour un échange des connaissances, un partage mutuel des expériences et des découvertes ».
Cette confrérie pionnière marque l’avènement d’un nouveau type d’associations réunies autour d’un même but : faire découvrir le monde aux nombrilistes européens par le biais des poteaux. Ainsi se sont créées les Confréries des poteaux paraguayen, du Belize, du Laos et celle plus mésestimée du poteau du Groenland, puisque le Groenland possède également une tradition millénaire du poteau, au même titre qu’Arlette Laguiller, tradition millénaire de l’élection présidentielle
vinzou des bois
Posté le 29.01.2008 par vinzoudesbois
PORTRAIT
Norbert, le héros de Salt Lake City
Il s’appelle Norbert et son rêve s’est réalisé : participer aux Jeux Olympiques de Salt Lake City. Il a été choisi parmi des milliers de candidats pour être sur la piste. Vous ne le connaissez pas mais vous l’avez vu des dizaines de fois à la télévision lors des retransmissions du slalom géant. Son visage ressemble comme deux gouttes d’eau à n’importe quel autre participant et pourtant, une chose le différencie en particulier : il est le dernier piquet du slalom géant de Park City.
Dans son village d’origine, Norbert est devenu une star. Il forme, avec son coéquipier Arthur, la 58è et plus célèbre porte du slalom. A l’instar de Neil Armstrong sur Buzz Aldrin, il se taille la part du lion car il a le privilège de caresser la jambe de toutes les skieuses en compétition, ou du moins, celles qui parviennent à passer l’obstacle René. Une minute de descente, et René est posté pour un virage difficile, le but du placement de ce dernier étant évidemment d’opérer un choix sélectif non pas radical mais intéressant quant à la qualité des compétitrices.
Pour Norbert, la belle histoire a débuté en novembre 2001 lorsque le comité d’organisation des Jeux Olympiques d’hiver de Salt Lake City lui a annoncé, par courrier, qu’il serait appelé à participer aux JO, lui, le petit poteau flexible du Wisconsin. La concurrence avait été terrible, la sélection impitoyable, et Norbert en est sorti vainqueur. A plusieurs reprises, il avait failli rompre, il avait souffert aux épreuves de vent fort en soufflerie, de tempête de neige en boîte de nuit et aux rafales de coups de protège-tibias auxquels les poteaux sont confrontés en compétition officielle. Mais Norbert n’a pas flanché.
Il faut tout de même avouer que le jeu en valait la chandelle. Il a en effet pu admirer de très près les meilleures slalomeuses du monde. Outre Janica Kostelic, la championne olympique, se sont précipitées sur Norbert les allemandes Meissnitzer et Dorfmeister, les françaises Péquegnot et Montillet, etc. D’ailleurs Norbert fut le premier à applaudir la belle croate en se frappant la tête contre la piste enneigée, puisqu’il n’a pas de bras mais un cœur gros comme çà.
Norbert est un sacré bonhomme au service du sport et il a bien mérité la médaille d’or de la combativité et de la sportivité potale des JO de Salt Lake City. Norbert, encore merci et on espère tous te revoir à Turin en 2006. Félicitations.
Vinzou des Bois
Posté le 25.01.2008 par vinzoudesbois
Un sauvetage étrange!
Hier, dans les bas fonds de l'Arkansas au Etats-Unis, une chose
horrible s'est produite. En effet, lors d'un match de football américain, un joueur, Jason Potton, courait en direction de la ligne d'en-but pour marquer un touchdown d'anthologie. On pouvait déjà remarquer qu'un poteau se trouvant sur la ligne d'en-but, comme sur tous les terrains de football américain, regardait ce joueur du coin de l'oeil. Donc à la 32ème minute du match, l'homme fort de l'équipe des Goalposts de Kansas city réalisa, après une combinaison magnifique de toute l'équipe, un des plus beaux touchdown de la saison.
C'est ce moment qu'a donc choisi le fameux poteau d'en-but pour agir. En effet, le joueur, Jason Potton, avait dans sa folie destructrice, fait un énorme trou dans la pelouse. Rien d'extraordinaire me direz-vous ? Au contraire cet acte sonnait le glas pour le poteau d'en-but. Pourquoi ? N'avez vous pas deviné? C'est parce que la pelouse n'en était pas une réellement. Ce sol était en réalité composé entièrement de poils de poteau de Papouasie Nouvelle Guinée. Justement du pays duquel était originaire le poteau qui servait d'en-but ! Le poil de poteau de Papouasie Nouvelle Guinée est une denrée très rare à notre époque. Le joueur, Jason Potton, n'avait pas respecté les origines et les ancêtres du poteau présent lors du match. C’est donc pour cela que le poteau entrant dans une rage effroyable a tenté de tuer Jason Potton, en voulant, grâce a son poids énorme, l'écraser.
Mais au même instant entrait dans le stade devenu silencieux un poteau nu. UN POTEAU NU !!
Oui effectivement, le poteau de Papouasie Nouvelle Guinée entra sur la pelouse et empêcha le poteau d'en-but de réduire Jason Potton. Comment avait il fait pour se payer le voyage si long ? C'est grâce à la vente de ses poils qui lui avait rapportés quelques dollars US.
Après avoir sauvé Jason Potton de l'écrasement, le poteau nu alla porter plainte auprès des autorités américaines pour détention de poils illicite. Actuellement une enquête est en cours.
Voilà, maintenant vous savez tout sur Jason Potton, l'homme qui s'est fait sauver par un poteau à poils.
Moebius 7
Posté le 24.01.2008 par vinzoudesbois
CHRONIQUES POTEAUPHILES #3
Par Vinzou des Bois
Lorsqu’un voyage en Papouasie Nouvelle-Guinée est organisé par une bande de joyeux ClubMédistes pour découvrir la civilisation océanienne et ses poteaux de fabrication artisanale, on se dit qu’inévitablement, çà sent l’embrouille. Anguille sous roche, ou dans le cas présent, baleine sous gravier. Bizarrement, ces tribulations en Papouasie ne me semblaient pas si terribles, comparé à ce que c’était supposé être : un séjour touristique et culturel dans une ambiance de franche camaraderie, qu’ils disaient. Mouais.
Ce qui a failli me faire regretter de partir avec cette fine équipe de jeunes cadres dynamiques qui veulent des sensations fortes au bord d’une piscine à Agadir, au salon JPCoiffure ou chez Igor, c’est l’idée de devoir danser la Macarena après une journée d’études et de découvertes civilisationnistes passionnantes pour le spécialiste poteaulogue que je suis. Les G.O., ils sont bien gentils, mais la Macarena, plus personne ne la danse depuis la réélection de Bill Clinton à la présidence des Etats-Unis en décembre 1996. Une paille ! Alors vous pensez bien que c’est d’un “ oui ” aussi rassuré que celui d’un mignon petit lapinou qui accepterait d’aller bouffer chez un loup que je m’embarquais dans ce qu’on pourrait légitimement –et à fort juste titre d’ailleurs- appeler un guet-apens.
Quand on y réfléchit à deux fois –deux fois suffisent, n’allez pas vous fracturer un neurone pour autant !- le plus pénible ne fut pas l’expédition en elle-même ni le séjour beaufissime qui fut le nôtre durant ces quelques jours, bien courts en fin de compte pour un civilisationniste de ma trempe, mais beaucoup trop longs pour ces vulgaires touristes, lesdits touristes U.Visés à l’avance pour faire croire qu’ils sont riches, beaux, célibataires, et qu’ils aiment par-dessus tout le beach volley, le surf et les voitures de sport. Risible. Non, le plus fatigant fut l’enregistrement des bagages dans le hall D de Roissy CDG , puisque le voyage –tant à l’aller qu’au retour- , je ne l’ai pas vu ! J’ai roupillé comme le loup repus du lapinou, trop heureux d’avoir vu son invitation répondue par l’affirmative de la part du petit rongeur aux grandes oreilles.
Dire que l’enregistrement fut long est un euphémisme et il relèverait de la schizophrénie de l’avoir trouvé agréable, mais le poteau papou mérite le déplacement et c'est pourquoi j'étais prêt à tous les sacrifices, dans la limite du raisonnable et des stocks disponibles. L’enregistrement des Bouings qui partent direction Port Moresby ressemble à un McDo aux heures de pointe : dix comptoirs qui carburent non-stop pendant trois plombes pour parvenir à remplir un 747, avec, par voie de cause à effet une file d’attente maousse en face.
C’est en arrivant à une paire de mètres du comptoir numéro cinq après une bonne heure et demie de poireau, de mal aux jambes et de stress incontrôlable en tous points que je pris connaissance de mon interlocuteur du moment : entre les comptoirs quatre et six occupés par deux poupées fraîchement remaquillées par Ripolin, décolorées au White Spirit et qui demandaient à chaque péquin qui veut du dépaysement “ vous avez une préférence pour votre siège ? ” se trouvait un steward dans les règles de l’art. Il avait tout pour lui : gominé, rasé de près, et tout droit débarqué de cette île hellénique sur laquelle les femmes ne pouvaient aimer d’homme. il est comme qui dirait, disons… maniéré. Oui, c’est le mot : MANIERE ! C’est de sa voix fluette et de son coup de poignet frêle et désinvolte qu’il s’apprêtait à peser ma valise. Heureusement que mon valeureux placier à la chemise impeccable possède une petite manette pour pouvoir faire venir les valdingues car, vu la gueule de la mienne, il se serait probablement cassé un ongle !
J’avais fait en sorte de tout ranger dans mon gros sac pour ne pas dépasser la franchise, parce qu’à 13 € du kilo supplémentaire, on ne rentrait justement plus dans la limite des stocks disponibles ! et puis il aurait été dommage de sacrifier la découverte passionnante d’une civilisation potale dont la tradition de fabrication est restée intacte durant des siècles pour une pathétique question matérielle et financière.
Le poteau papou, poilu de son état, si longtemps resté dans l’anonymat potelier le plus intégral, y compris pour les spécialistes, est devenu depuis l’ altercation de l’un d’eux avec le célèbre footballeur américain Jason Potton (cf notre article : un sauvetage étrange), une sorte de bête curieuse, un animal de foire pour une opinion publique en manque d’exotisme et de sensations fortes, tout comme les ClubMédistes sont en manque perpétuel de Macarena. C’est pourtant dès 1966 que les Américains, croyant à leur suprématie mondiale en matière de poteaux, se sont retrouvés comme deux ronds de frites lorsqu’un papou est venu de Port Moresby en costume d’apparat uniquement pour leur dire qu’en Papouasie, le poteau est un objet de culte plus puissant que leurs totems peaux-rouges et qu’en conséquence, ils pouvaient aller se rhabiller comme une strip-teaseuse lorsque le spectacle est fini.
Non mais, c’est vrai, quoi ! ces Ricains, ils se prennent pour les maître du monde, et ils ne sont pas capables de faire les choses les plus élémentaires dans la vie : ce ne sont pas les français, les meilleurs cuistots, les meilleurs au foot, et les meilleurs amants du monde ? alors les messieurs Ronald, Bill, Phil et DeubeulYou, mon ami papou a raison : Allez vous rhabiller !
Posté le 24.01.2008 par vinzoudesbois
L’Eglise de Scienpotologie en questions
POTEAU MAG révèle en exclusivité les pratiques de la secte la plus dangereuse de ce début de millénaire.
Tous les ethnologues vont dans le même sens : L’Eglise de Scienpotologie, dont l’apparition sur la scène mondiale lors de ces dernières semaines a défrayé la chronique, est une menace pour la population mondiale. La secte possède des ramifications dans chaque pays des cinq continents, y compris les endroits les plus reculés de notre civilisation, comme le Malawi, l’île de Sejero, et la Terre Adélie. Mais qu’est vraiment l’Eglise de Scienpotologie ? Décodons ensemble les détails qui permettent de reconnaître un Scienpotologue après avoir brièvement évoqué l’histoire de ce rassemblement pour le moins inquiétant.
Née en 1999 de l’esprit déjanté de son gourou Matt Wood, un Américain du Wyoming de trente-deux ans, l’Eglise de Scienpotologie s’est développée à la vitesse d’un feu de forêt par vent de force cinq Beaufort. Issu d’une famille modeste, Matt Wood est tout sauf le dernier des idiots. Diplômé de l’Université de Cheyenne à vingt et un ans, il entre dans une entreprise de micro-informatique presque aussitôt et gravit les échelons de la hiérarchie à une vitesse faramineuse. Malheureusement pour lui et l’avenir de l’humanité, la mort de ses parents dans un accident de voiture en 1997 a provoqué chez lui une profonde transformation comportementale. D’humeur chaleureuse et enjouée, il est devenu froid, brutal et déterminé. Il veut faire payer au monde ce que le monde lui a fait subir : la perte de ses parents. En un mot, depuis presque quatre ans, il a pour unique but de tuer tout le monde, objectif intéressant quoique déraisonnable. Il est très dangereux. Pour parvenir à ses fins, il a monté de toutes pièces l’Eglise de Scienpotologie en 1999, dont la figure de proue n’est autre que l’acteur Potom Cruise.
Comment fonctionne l’Eglise de Scienpotologie ? Le principe est simple. Les adorateurs et adeptes donnent en offrande au Dieu Poteau la moitié de leur salaire, argent directement dilapidé par Wood, qui ne se prive jamais d’un plaisir : voitures de sport, jets privés, palaces avec piscines, dernier album de Patricia Kaas, etc. Il organise tous les jours des messes sur sa chaîne de télévision privée EdSTV, retransmise en mondovision, de manière à ce que la planète entière, toutes les deux heures, puisse prier le Dieu Poteau qui viendra un jour les délivrer et les accueillir à sa table de l’Eternité pour un repas pantagruélique jusqu’à la fin des temps. Ce jour est connu de tous : D’après Wood lui-même, le « jour de l’unification finale » comme il l’appelle est programmé pour le 29 février 2002.
Comment l’Eglise de Scienpotologie recrute-t-elle ses nouveaux assidus ? Les futurs pensionnaires de l’EdS sont triés sur le volet par le bras droit de Wood en personne, qui les choisit vulnérables et fortunés de préférence, puis envoie deux émissaires vérifier la véracité de ses sources. Arrive plus tard un homme déguisé en poulet slovaque qui sonnera à votre porte pour vous « plumer », si je puis me permettre cette métaphore hardie. N’acceptez en aucune façon le poulet fermier qu’il va vous proposer sinon c’est le début de la fin et une longue descente aux enfers se prépare. L’homme déguisé en poulet slovaque est l’élément déclencheur qui doit vous mettre la puce à l’oreille. Non qu’il soit déguisé en poulet, ce qui est commun en soi, mais le poulet slovaque possède une particularité qui lui est propre dans le monde des picoreurs de maïs : en effet, le poulet slovaque ressemble à une hyène. Si vous apercevez quelqu’un déguisé en hyène faire du porte-à-porte, ayez le nez creux : il s’agit forcément d’un Scienpotologue.
Comment lutter contre l’EdS ? Il y a lutter et lutter. Pour vaincre la secte, il faut lutter activement. Et pour cela, vous vous devez d’agir d’une démarche minutieuse : éviter les hommes déguisés en poulets slovaques ne pas s’abonner à EdSTV, dont la redevance est de l’ordre de 1400 francs par mois (213,42 euros) et faire comme si l’Eglise de Scienpotologie n’avait jamais existé, car un clown n’est plus drôle s’il n’a personne pour rire de ses facéties.
Vinzou des Bois
Posté le 22.01.2008 par vinzoudesbois
Comment bien promener son poteau
PoteauMag vous propose sous cette rubrique quelques trucs simples pour une harmonie parfaite avec votre poteau.
Beaucoup d’entre vous nous ont demandé à titre officieux, sachant la sortie imminente de PoteauMag, des conseils quant à l’éducation de leurs poteaux. Nous entendons ici et là : « mon poteau est infernal quand je le laisse seul à la maison, il casse tout, il déchire les rideaux, il laisse des traces sur la moquette, etc… Que puis-je faire ? » Nous ne pouvions malheureusement répondre à toutes vos demandes, c’est pourquoi nous nous efforçons sous cette rubrique de satisfaire vos attentes en vous proposant quelques suggestions pour un meilleur train de vie et une meilleure relation entre votre poteau et vous, de manière à ce que votre compagnon devienne un véritable ami, et pourquoi pas un confident…
Des conclusions se sont rapidement extraites de vos témoignages. Ne nous voilons pas la face : VOTRE POTEAU A BESOIN DE PRENDRE L’AIR, c’est une évidence. Il y a cependant quelques règles essentielles de savoir-vivre en communauté à acquérir. Et pour commencer, ne laissez jamais votre poteau sans surveillance, parce qu’il va s »échapper et rejoindre d’autres poteaux coureurs. Il vous sera impossible de suivre sa trace et de le reconnaître dans la foule des poteaux présents. Les poteaux ont également une fâcheuse tendance à s’organiser en bandes et la guerre des gangs de poteaux est bien présente dans les rues. Méfiance est donc le mot d’ordre.
Une laisse est aussi conseillée pour le promener et un décret ministériel va bientôt rendre obligatoire la tenue de tous les poteaux en laisse, pas uniquement les adultes. Prenez dès maintenant le bon réflexe.
Troisièmement, si vous voulez faire plaisir à votre poteau, marchez toujours derrière lui, car il ne supporte pas de suivre son maître et se délecte de le précéder. Son comportement est très significatif. Attention également ici.
Pour finir, plus votre poteau est âgé, plus il aura des exigences envers vous. Ne vous laissez pas prendre au piège et restez ferme sur vos positions. N’hésitez surtout pas à lui refuser ses caprices de plu en plus souvent au cours des années. C’est encore à lui de se soumettre, pas à vous.
En espérant vous avoir été utiles, nous vous souhaitons beaucoup de complicité et de bons moments à partager avec votre poteau, et n’hésitez pas à nous contacter pour de plus amples conseils, si vous avez des questions sur quelque problème que ce soit ou si vous aussi voulez faire profiter d’autres lecteurs(trices) de votre expérience et de vos conseils. A bientôt pour de nouveaux tuyaux.
Vinzou des Bois