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vinzoudesbois
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09.09.2007
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23.07.2008
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PoteauMag

POTEAUMAG, Chronique 2

Posté le 21.01.2008 par vinzoudesbois
CHRONIQUES POTEAUPHILES #2

Par Vinzou des Bois





Si j’avais su que ma passion et mon sujet de thèse « la tradition des poteaux ouzbeks dans l’Asie turcophone du XIVè siècle » m’auraient emmené si loin dans mes pérégrinations, j’aurais probablement hésité avant de monter dans le bus. Mais bon, je m’étais promis de tout faire pour épater le jury, alors… alors j’ai pris le bus, le 87. Après être passé devant la gare de Lyon, je m’arrêtais à Bastille pour manger un bout. Le resto s’appelait –et doit encore s’appeler- Chez Igor, spécialiste du poteau ouzbek. Igor est un vieil ami mais parfois, il lui arrive d’avoir des réactions impulsives et incompréhensibles. Par exemple, lorsqu’un jour, je lui ai dit qu’il était inhumain de faire des grillades au poteau de bois, même mort et même si l’espèce n’est pas en voie de disparition, mon remplisseur de panses, tout bourru soit-il, a manqué de se jeter sur moi pour me faire une coupe de cheveux à la Jeanphile, Alexandrie Alexandra en moins. Et vu l’instrument de torture acéré et luisant avec lequel il projetait de faire « dégagé derrière les oreilles », j’ai préféré ne pas franchement insister. C’est le genre d’argument imparable qui met tout le monde d’accord. Cela dit, il m’a paru plus sage d’attendre qu’il se soit envoyé une double vodka iakoutskiva sans glace et qu’il ait posé son argument sur la table pour tenter d’expliquer pourquoi c’était si monstrueux de faire ce genre de génocide sur les poteaux de bois. Il s’est calmé net –Igor ou pas, 50° dans le cornet cul sec, ça vous calme un ouzbek- et a repris son visage débonnaire comme s’il ne s’était rien passé.

Mais aujourd’hui, je venais pour essayer de comprendre le pourquoi du comment du poteau ouzbek. Et à qui pouvais-je m’adresser, si ce n’est à mon coiffeur d’un jour ? Après avoir englouti un steak de cheval à l’ouzbèke –ça bouffe, un ex-soviétique !- il s’assit en face de moi et m’allongea dans les grandes lignes le moteur directeur de ma thèse. La publicité mensongère, Igor ne connaît pas ! On naît ou on n’est pas spécialiste du poteau ouzbek, c’est aussi simple que çà. Lui, c’est le plus grand, et plus, il fait bien la croque. Cà vaut le coup de se faire taillader la raie sur le côté, c’est moi qui vous le dis ! Igor est un personnage hors du commun, capable de tout, y compris du reste. Un personnage comme il n’en existe que trop peu sur notre bonne vieille Terre. Avec lui, j’ai enfin compris le sens des expressions « le couteau sous la gorge », « la corde au cou », « taper dans l’œil », etc. mais uniquement en tant que spectateur. J’ai vu plusieurs fois le vitrier changer un carreau parce qu’un client un peu trop mécontent au goût de mon valeureux nourrisseur de jeunes cadres dynamiques en manque de sensations fortes a vu sa vie défiler à la vitesse à laquelle il a traversé la paroi transparente dans un mouvement de Fosbury Flop impeccable et digne d’un bonne prestation aux J.O. d’été.

Il faut savoir que le poteau ouzbek est comme Igor : généreux dans l’effort, magnifique d’efficacité, à la fois d’une gentillesse bourrue et d’une fureur incontrôlable. Lors des années de terreur des tsars soviétiques des IX et Xè siècles, les chefs locaux s’amusaient avec leurs amis en faisant bélier sur les poteaux et en se rentrant la tête entre les épaules. Ils n’étaient pas plus sanguinaires ni plus barbares que les autres, ils avaient seulement des idées de jeu plus amusantes. Toujours est-il que les amis en question ne revenaient pas souvent jouer avec les Ouzbeks au IXè siècle. Ce fut en mal de compagnons de jeu que les Ouzbeks, leaders incontestés du Bélier sur Poteau en Pierre de Taille, ont décidé l’expansion de leur territoire et l’exportation dudit poteau au XIVè siècle. Ce jeu, innovateur et de franc succès dans les territoires conquis, restait néanmoins sous la suprématie des Asiates. Il faut dire que c’était toujours leurs nouveaux amis qui faisaient le bélier, loi du plus fort oblige. La compétition s’avérait truquée dès le début, mais bizarrement, seuls leurs adversaires s’étaient plaints à une éventuelle commission sur le règlement du jeu, laquelle commission, présidée par les chefs locaux, s’empressait de classer l’affaire en leur disant de retourner jouer dehors.

Le poteau ouzbek de tradition, massif par excellence, et je ne parle pas ici du poteau style XVIIIè, n’est pas du genre avare à la tâche. Il a été construit avec deux objectifs : soutenir des pans entiers de maison et jouer avec les amis. On peut désormais affirmer que les Ouzbeks étaient des génies en matière d’élaboration potale et que le CIO devrait redonner au Bélier sur Poteau en Pierre de Taille ses lettres de noblesse en remettant au goût du jour cette activité ancestrale



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POTEAUMAG, Chronique originelle

Posté le 21.01.2008 par vinzoudesbois
CHRONIQUES POTEAUPHILES #1

Par P. Otto




J’aurai vraiment dû me méfier. Le vieux transistor crachait laborieusement un méconnaissable Alexandrie Alexandra. Entendre Claude François s’égosiller à 9 heures du mat’ n’étant pas des plus engageant , c’est d’un pas hésitant que j’entrais dans le petit salon de coiffure. Illico, je fus pris en charge par le trop disponible maître des lieux : Jean-philippe alias Jeanphile, coiffeur et psychologue pour dames de son état. Un coiffeur… on ne peut plus coiffeur. Je veux parler de leur propension à taper la discute à tout bout de champ et à formuler des avis non sollicités. Bref, coincé entre deux sexagénaires permanentées et un coiffeur en forme olympique, je me voyais sommé de donner mon avis sur la discussion la plus hype du moment au club local des chiffres et des lettres: la coiffure présidentielle lors de l’intervention télévisée de la veille. Attention terrain miné. Je sentais confusément qu’il fallait éviter de donner un avis trop tranché sur un sujet aussi explosif. Mieux valait rester évasif: “ heu… ben en fait j’ai pas trop fait attention… ”. Ca n’avait pas l’air d’étonner Jeanphile plus que ça, qui ne prit même pas la peine de dissimuler une moue réprobatrice.

Peu importe, je pensais avoir préservé l’essentiel: couper court à la discussion. Tragique erreur. “ MachineMan ” Jeanphile était lancé et bien décidé à faire partager son indignation de l’injure faite à la présidentielle tignasse. Cela lui a bien pris 20 minutes d’un courroux ponctué de “ pff… tout de même pour un président ”. Malheureusement même les meilleures choses ont une fin et tel un miraculé, je n’aspirais plus qu’au repos et à la solitude. Je pouvais de nouveau consacrer toute mon attention à l’article qui m’occupait depuis quelques jours : le poteau victorien des îles Scilly. Enfin presque. Dans un mouvement mal maîtrisé, j’eus le malheur de faire tomber mon stylo. L’issue était inévitable, Jeanphile ne put réprimer la question qui lui brûlait lèvres : “ sur quoi écrivez-vous jeune homme ? ”. Probablement victime de mes préjugés envers les membres masculins de cette très respectable corporation, j’appréciai modérément le “ jeune homme ”. Mais j’appréciai encore moins de devoir tout révéler de mon intérêt pour les poteaux. La fuite, en plus d’être illégale, n’était pas digne d’un dévoué journaliste de votre magazine. Il ne me restait plus qu’à affronter les sarcasmes du coiffeur (en plus quand un type trimbale une paire de ciseaux autour de votre oreille gauche, vous hésitez déjà moins longtemps).

Or, à ma grande surprise, Jeanphile fit preuve de la plus parfaite correction. Il n’émit aucune remarque désobligeante sur un sujet qui s’y prête malheureusement souvent dans une société aussi peu respectueuse des poteaux que nos hommes politiques de la Loi. Jeanphile se montra également très intrigué par l’expression “ coiffer au poteau ” qu’il interpréta d’une manière inattendue. Aujourd’hui il en coûte 28 euros de se faire coiffer au poteau chez JPCoiffure (“ dans une ambiance musicale de qualité ” dit la brochure -j’ai d’ailleurs été à deux doigts de le dénoncer à la Répression des fraudes-). Ce n’est pas donné mais c’est le prix de la reconnaissance. Car Jeanphile, à sa manière, a su rendre hommage aux poteaux. Par une telle action (qui s’avère au passage très rémunératrice) il a montre la voie de la sagesse, celle qui mène à la compréhension et au respect. Respect auquel ont droit tous les poteaux, quelle que soit leur condition (petits, grands, ronds, carrés, en métal, bois, ciment etc…), a fortiori ceux menacés d’extinction comme les poteaux bretons en granit.

Qu’il me soit permis dans ces colonnes de dénoncer le sort réservé à ces derniers. Non contents de les traiter avec le dernier mépris, nous sommes responsables de la disparition de tout un patrimoine d’une richesse insoupçonnée en procédant à leur remplacement systématique par des poteaux métalliques meilleur marché. Je ne nie pas les indéniables qualités des poteaux métalliques (l’égalité de tous les poteaux est aussi notre combat à PoteauMag), mais comment ne pas remarquer que le poteau en granit trouve en Bretagne un contexte culturel favorable à son épanouissement?
Il en va du poteau traditionnel écossais comme du poteau breton : on l’a longtemps sacrifié sur l’autel de la modernité et du rapport coût/fiabilité. L’histoire ne plaidait pas pour un quelconque retour. Angus le Terrible, chef de clan Scot du VIIe siècle et accessoirement guerrier sanguinaire, éprouvait une véritable passion pour les exécutions publiques et, ce qui est moins connu, pour les poteaux (détail qu’occulte volontiers une historiographie officielle conservatrice et rétrograde). Avec le sens du spectacle que lui reconnaissent de rares historiens éclairés, il concilia astucieusement les deux en imaginant un mode d’exécution qui satisfaisait tant sa soif de sang que son goût immodéré pour les poteaux en pin maritime. Un moinillon fraîchement tonsuré eu bien un jour la prétention de faire cesser une pratique un peu hâtivement qualifiée de barbare. Il fut d’abord aimablement prié d’aller exercer sa mission d’évangélisation ailleurs, mais comme il faisait preuve d’une regrettable obstination on en vint à une très peu chrétienne éviscération. A défaut de sauver tout un peuple de la damnation éternelle, il y gagna l’enviable statut de martyre de la foi.

Certains historiens croient deviner la main d’Anges derrière cette tragique disparition, là ou de toute évidence il ne s’agit que de l’acte d’un fidèle guerrier, certes un peu exalté. Bref tout est fait pour dénigrer un des plus ardents promoteurs du poteau d’exécution. Triste époque. La légende noire du poteau écossais doit beaucoup aux approximations historiques de ce genre, qui confinent à la malhonnêteté intellectuelle. Mais comme dit mon pote Craig, “ un peuple qui a inventé le whisky et les Glasgow Rangers ne peut pas être foncièrement mauvais ”. L’argument vaut ce qu’il vaut, avec 2,5 grammes dans le sang, on perd forcément un peu de lucidité. Toujours est-il que les écossais, tout à la recherche de leur “ celtitude ”, ont largement réhabilité le poteau traditionnel, le gros rondin bien mastoc. Je pense en particulier aux fêtes folklo highlanders (une sorte de réunion en jupettes, à la différence que les barbies locales, au maquillage plutôt sommaire, se défient à coups de jets de rondins). En résumé, le poteau a acquis de l’autre côté du mur d’Adrien, un statut qu’on lui refuse toujours ailleurs. Chez nous en particulier, il se voit assigner les tâches les plus ingrates, qu’il accomplit pourtant avec un sens aigu du devoir mais dans l’indifférence générale. Seules les strip-teaseuses de night-club manifestent spontanément leur affection à leur poteau de travail. Pour les bonnes adresses, contacter la rédaction.

POTEAUMAG, Vécu

Posté le 21.01.2008 par vinzoudesbois
Témoignage : le poteau qui a changé ma vie

Restons dans notre série «les poteaux qui changent le cours de l’histoire » et attardons-nous sur un problème réel, comme le souligne ce témoignage accablant de Mme Bernadette M. de Pétaouchnock-Les-Bains, autrefois Bernard M. Extraits :



« Footballeurs, je vous hais, je vous exècre, je vous maudis. Jadis, lorsque le football n’était qu’un jeu sans les magouilles et les enjeux médiatico-financiers qu’il connaît actuellement, je jouais ailier droit dans l’équipe de Pétaouchnock-Les-Bains, équipe de seconde division de district. Notre formation s’était stabilisé en milieu de tableau, à trois points du premier, notre grand rival : Perpette-Les-Deux-Collines. La rivalité qui nous oppose est une tradition depuis la création des deux clubs en 1921, distants de seulement quatorze kilomètres, et elle est connue au même titre qu’un Liverpool FC - Manchester United, Real Madrid - FC Barcelone et Ottägen-Bertkestadt – Bestägen-Bertkestadt, clubs ennemis au plus haut point dans l’Alsace profonde […].

Le match aller avait été houleux et le retour se jouait à Perpette. Jour de pluie, terrain boueux, ce match, je ne le sentais pas et j’aurai dû me méfier des Perpettois. C’est à la suite d’un corner contre nous que tout s’est joué. J’étais resté seul en pointe pour profiter d’une éventuelle contre-attaque et mon défenseur attitré me collait aux basques. Notre gardien, Rodolphe Poiran, relance vite ; je pars à la limite du hors-jeu. Le face-à-face avec le gardien m’a été « fatal » : après m’être débarrassé de mon cerbère, celui-ci me pousse et je glisse. Juste le temps pour moi de passer le ballon sous le corps du gardien, avec ma vitesse et la direction que j’avais prise, je vis le poteau se rapprocher à une vitesse considérable. Ma jambe droite partit à droite de la barre métallique, ma jambe gauche à gauche et c’est dans un bruit sourd et étouffé que je heurtais le montant de l’entrejambe. Pour la petite histoire, le ballon s’est vu mourir dans le but vide. D’urgence transporté, j’appris que l’opération la moins risquée qu’on pouvait pratiquer était l’amputation du membre dans son intégralité […]

Alors transsexuel, oui, mais par contrainte. Depuis lors, ma vie est devenue un enfer. J’ai eu maintes fois l’occasion de me plaindre auprès de la SPP en invoquant nombre de motifs, mais rien n’y a jamais fait […]

De grâce, je vous en prie, je ne demande ni argent ni pitié, mais seulement un peu de respect et de compassion. Merci d’avance. »

Bernadette M

POTEAUMAG, Souvenir

Posté le 21.01.2008 par vinzoudesbois
Lorsque le poteau change le cours de l’histoire



Le peuple français, la nation toute entière, rivée à son téléviseur, se souviendra longtemps de ce 3 juillet 1998. C’est en effet au terme d’un match ô combien disputé qu’une séance de tirs au but aussi assassine qu’impitoyable a décidé du sort des deux équipes. La France, opposée à une Italie qui ne l’a pas battue depuis vingt ans, n’a pas réussi à faire la différence lors des cent vingt minutes de confrontation face à la squadra azzura.
La tension est à son comble au Stade de France lorsque Zinédine Zidane s’élance pour débuter la séance fatidique. Bixente Lizarazu voit son tir arrêté par Pagliuca tout comme Albertini par Fabien Barthez. Maldini, Costacurta et Vieri contre Zidane, Henry et Trézéguet ont tour à tour fait trembler les filets adverses. Laurent Blanc à son tour ne fait pas de détail en frappant en force à gauche du but du portier transalpin. Tout le stade retient son souffle, le capitaine de l’O.M. demande avec insistance au public d’encourager Fabien Barthez dans l’ultime face-à-face de la série qui l’oppose à Luigi Di Biaggio. Le milieu de la Roma aussi chauve que son vis-à-vis s’élance. Le gardien monégasque part à gauche, suivant des yeux, impuissant, le ballon qui s’élève vers la droite. Les Italiens n’ont pas le temps de lever les bras au ciel car dans un silence de cathédrale, le ballon heurte de plein fouet la barre transversale. La France deviendra, neuf jours plus tard et devant son public, championne du monde de football pour la première fois de son histoire.

Ce que le grand public ne retiendra pas, car occulté outrageusement par les médias, c’est le rôle joué par la barre transversale, qui n’est autre que le poteau horizontal d’un but de football, et précisément ce qu’il s’est produit dans l’esprit de cette barre transversale avant le tir au but décisif du milieu de terrain Italien. Je vous propose de décortiquer et d’analyser en détails l’état d’esprit du montant de Fabien Barthez.
Le Stade de France est, comme l’ensemble de son infrastructure, Français comme son nom l’indique. Les montants sont donc certifiés bleu-blanc-rouge. Il y a une politique de soutien vis-à-vis des joueurs, en l’occurrence ici Fabien Barthez, exercée de la part des poteaux. Notez bien qu’en finale, sur ce même but, Zidane n’a pas touché les montants sur ses deux têtes victorieuses. Idem pour Thuram en demi-finale sur sa frappe enveloppée que Ladic, le gardien Croate, n’a même pas pu effleurer. Dans le cas présent, la barre transversale s’est d’elle-même abaissée pour éviter la frappe dite « sous la barre » de Di Biaggio et permettre aux Bleus (tous de blanc vêtus pour l’occasion) de poursuivre leur route vers un sacre imminent. Messieurs les Champions du Monde et d’Europe, vous pourrez remercier vos montants.


Vinzou des Bois

PoteauMag, les origines

Posté le 21.01.2008 par vinzoudesbois
Nouvelle rubrique!

A l'origine était le poteau.

Après des années, le poteau ressort de l'ombre. Mon ami de toujours et moi, gueules de FIFA 07 (pour les retardataires, cliquez sur le lien ci-contre: LIEN CI-CONTRE) avions décidé le 30 janvier 2001 de créer un journal. Ledit journal s'axerait autour d'un élément central d'apparence inanimé mais qu'on personnifierait à loisir selon nos besoins. On écrirait des articles d'apparence normaux en remplaçant l'objet ou le personnage central par le poteau.

D'où vient PoteauMag? L'histoire remonte à 1998. Lors d'un tournoi de football en salle auquel nous participions, Toto et moi, nous attendions notre tour. Durant le match qui précédait, un attaquant peu en verve heurte le montant d'une frappe violente. Sans réfléchir, je chambre:

"On t'offrira un abonnement à PoteauMag".

L'idée a germé et de différents faits divers de l'époque (vache folle, JO de Salt Lake City, Eglise de Scientologie...) Toto et moi les avons détournés pour créer la trame de notre magazine jamais sorti...

Voici dans les billets qui vont suivre sinon l'intégrale au moins le commencement de l'aventure PoteauMag. Si vous voulez bien me suivre, bienvenue dans ma tête loufoque et un peu cinglée !




EDITO

Ça y est !


Vous en aviez rêvé, nous l’avons fait. En effet, s’il est un magazine qui faisait cruellement défaut au paysage de la presse (populaire ou à scandales, politique ou sportive, sérieuse ou sarcastique), c’est bien un magazine dédié à un objet trop souvent méprisé, parfois même insulté, mais jamais honoré : le poteau. C’est donc tout naturellement que nous est venue l’idée directrice de votre nouveau magazine PoteauMag. Celui-ci, dont l’objectif est tout autant de promouvoir l’objet en lui-même et de l’étudier sous toutes ses coutures que de faire apprécier aux néophytes ses qualités et usages, fera, nous n’en doutons pas une seule seconde, le bonheur de milliers d’entre vous, avides de trucs et astuces concernant l’entretien de vos poteaux (à usage aussi bien personnel que professionnel), la confection, voire même l’élaboration de vos compagnons mésestimés.

De surcroît, nous avons remarqué à plusieurs reprises une carence, ou plutôt dirons-nous un vide, résultant du complot mondial qui vise à mépriser, humilier, et maintenir le Poteau dans un état d’asservissement total, à renier sa personnalité propre. En effet, regardez donc autour de vous : qui, dans votre entourage ou les médias, a déjà considéré le Poteau comme une entité à part entière capable, tel le pinceau d’Eric Cantona, de vivre sa vie pleinement et modifier de manière irréversible le cours de l’Histoire ? Quelqu’un s’est-il déjà demandé : ET SI LE POTEAU POUVAIT PARLER ? QUE NOUS DIRAIT-IL ? Cette injustice flagrante nous a choqués et C’est ainsi que nous avons décidé de rendre justice à celui qui peut être notre ami comme notre pire ennemi et lui redonner ses lettres de noblesse.

Alors tournez la page et entrez dans ce monde fascinant du Poteau et vivez avec nous la passion qui nous anime depuis si longtemps.


Les co-fondateurs de PoteauMag




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