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vinzoudesbois Description du blog :
Ici se côtoient jaquettes de jeux personnalisées, videos, créations graphiques et des poteaux !!! Catégorie : Blog Loisirs Date de création :
09.09.2007 Dernière mise à jour :
29.04.2008
Il s’appelle Norbert et son rêve s’est réalisé : participer aux Jeux Olympiques de Salt Lake City. Il a été choisi parmi des milliers de candidats pour être sur la piste. Vous ne le connaissez pas mais vous l’avez vu des dizaines de fois à la télévision lors des retransmissions du slalom géant. Son visage ressemble comme deux gouttes d’eau à n’importe quel autre participant et pourtant, une chose le différencie en particulier : il est le dernier piquet du slalom géant de Park City.
Dans son village d’origine, Norbert est devenu une star. Il forme, avec son coéquipier Arthur, la 58è et plus célèbre porte du slalom. A l’instar de Neil Armstrong sur Buzz Aldrin, il se taille la part du lion car il a le privilège de caresser la jambe de toutes les skieuses en compétition, ou du moins, celles qui parviennent à passer l’obstacle René. Une minute de descente, et René est posté pour un virage difficile, le but du placement de ce dernier étant évidemment d’opérer un choix sélectif non pas radical mais intéressant quant à la qualité des compétitrices.
Pour Norbert, la belle histoire a débuté en novembre 2001 lorsque le comité d’organisation des Jeux Olympiques d’hiver de Salt Lake City lui a annoncé, par courrier, qu’il serait appelé à participer aux JO, lui, le petit poteau flexible du Wisconsin. La concurrence avait été terrible, la sélection impitoyable, et Norbert en est sorti vainqueur. A plusieurs reprises, il avait failli rompre, il avait souffert aux épreuves de vent fort en soufflerie, de tempête de neige en boîte de nuit et aux rafales de coups de protège-tibias auxquels les poteaux sont confrontés en compétition officielle. Mais Norbert n’a pas flanché.
Il faut tout de même avouer que le jeu en valait la chandelle. Il a en effet pu admirer de très près les meilleures slalomeuses du monde. Outre Janica Kostelic, la championne olympique, se sont précipitées sur Norbert les allemandes Meissnitzer et Dorfmeister, les françaises Péquegnot et Montillet, etc. D’ailleurs Norbert fut le premier à applaudir la belle croate en se frappant la tête contre la piste enneigée, puisqu’il n’a pas de bras mais un cœur gros comme çà.
Norbert est un sacré bonhomme au service du sport et il a bien mérité la médaille d’or de la combativité et de la sportivité potale des JO de Salt Lake City. Norbert, encore merci et on espère tous te revoir à Turin en 2006. Félicitations.
J'ai vu des mecs se prendre pour le joker mais celui-là est particulièrement dérangeant. Si la voix est celle d'Heath Ledger, ce n'est que du play back, ca va encore. Mais s'il a réussi à imiter la voix jusque dans le rire, là il est dangereux.
Remarquez, j'arrive bien à imiter Homer Simpson. Mais le plus grand psychopathe du cinéma, ce mec a une case en moins...
Hier, dans les bas fonds de l'Arkansas au Etats-Unis, une chose
horrible s'est produite. En effet, lors d'un match de football américain, un joueur, Jason Potton, courait en direction de la ligne d'en-but pour marquer un touchdown d'anthologie. On pouvait déjà remarquer qu'un poteau se trouvant sur la ligne d'en-but, comme sur tous les terrains de football américain, regardait ce joueur du coin de l'oeil. Donc à la 32ème minute du match, l'homme fort de l'équipe des Goalposts de Kansas city réalisa, après une combinaison magnifique de toute l'équipe, un des plus beaux touchdown de la saison.
C'est ce moment qu'a donc choisi le fameux poteau d'en-but pour agir. En effet, le joueur, Jason Potton, avait dans sa folie destructrice, fait un énorme trou dans la pelouse. Rien d'extraordinaire me direz-vous ? Au contraire cet acte sonnait le glas pour le poteau d'en-but. Pourquoi ? N'avez vous pas deviné? C'est parce que la pelouse n'en était pas une réellement. Ce sol était en réalité composé entièrement de poils de poteau de Papouasie Nouvelle Guinée. Justement du pays duquel était originaire le poteau qui servait d'en-but ! Le poil de poteau de Papouasie Nouvelle Guinée est une denrée très rare à notre époque. Le joueur, Jason Potton, n'avait pas respecté les origines et les ancêtres du poteau présent lors du match. C’est donc pour cela que le poteau entrant dans une rage effroyable a tenté de tuer Jason Potton, en voulant, grâce a son poids énorme, l'écraser.
Mais au même instant entrait dans le stade devenu silencieux un poteau nu. UN POTEAU NU !!
Oui effectivement, le poteau de Papouasie Nouvelle Guinée entra sur la pelouse et empêcha le poteau d'en-but de réduire Jason Potton. Comment avait il fait pour se payer le voyage si long ? C'est grâce à la vente de ses poils qui lui avait rapportés quelques dollars US.
Après avoir sauvé Jason Potton de l'écrasement, le poteau nu alla porter plainte auprès des autorités américaines pour détention de poils illicite. Actuellement une enquête est en cours.
Voilà, maintenant vous savez tout sur Jason Potton, l'homme qui s'est fait sauver par un poteau à poils.
Lorsqu’un voyage en Papouasie Nouvelle-Guinée est organisé par une bande de joyeux ClubMédistes pour découvrir la civilisation océanienne et ses poteaux de fabrication artisanale, on se dit qu’inévitablement, çà sent l’embrouille. Anguille sous roche, ou dans le cas présent, baleine sous gravier. Bizarrement, ces tribulations en Papouasie ne me semblaient pas si terribles, comparé à ce que c’était supposé être : un séjour touristique et culturel dans une ambiance de franche camaraderie, qu’ils disaient. Mouais.
Ce qui a failli me faire regretter de partir avec cette fine équipe de jeunes cadres dynamiques qui veulent des sensations fortes au bord d’une piscine à Agadir, au salon JPCoiffure ou chez Igor, c’est l’idée de devoir danser la Macarena après une journée d’études et de découvertes civilisationnistes passionnantes pour le spécialiste poteaulogue que je suis. Les G.O., ils sont bien gentils, mais la Macarena, plus personne ne la danse depuis la réélection de Bill Clinton à la présidence des Etats-Unis en décembre 1996. Une paille ! Alors vous pensez bien que c’est d’un “ oui ” aussi rassuré que celui d’un mignon petit lapinou qui accepterait d’aller bouffer chez un loup que je m’embarquais dans ce qu’on pourrait légitimement –et à fort juste titre d’ailleurs- appeler un guet-apens.
Quand on y réfléchit à deux fois –deux fois suffisent, n’allez pas vous fracturer un neurone pour autant !- le plus pénible ne fut pas l’expédition en elle-même ni le séjour beaufissime qui fut le nôtre durant ces quelques jours, bien courts en fin de compte pour un civilisationniste de ma trempe, mais beaucoup trop longs pour ces vulgaires touristes, lesdits touristes U.Visés à l’avance pour faire croire qu’ils sont riches, beaux, célibataires, et qu’ils aiment par-dessus tout le beach volley, le surf et les voitures de sport. Risible. Non, le plus fatigant fut l’enregistrement des bagages dans le hall D de Roissy CDG , puisque le voyage –tant à l’aller qu’au retour- , je ne l’ai pas vu ! J’ai roupillé comme le loup repus du lapinou, trop heureux d’avoir vu son invitation répondue par l’affirmative de la part du petit rongeur aux grandes oreilles.
Dire que l’enregistrement fut long est un euphémisme et il relèverait de la schizophrénie de l’avoir trouvé agréable, mais le poteau papou mérite le déplacement et c'est pourquoi j'étais prêt à tous les sacrifices, dans la limite du raisonnable et des stocks disponibles. L’enregistrement des Bouings qui partent direction Port Moresby ressemble à un McDo aux heures de pointe : dix comptoirs qui carburent non-stop pendant trois plombes pour parvenir à remplir un 747, avec, par voie de cause à effet une file d’attente maousse en face.
C’est en arrivant à une paire de mètres du comptoir numéro cinq après une bonne heure et demie de poireau, de mal aux jambes et de stress incontrôlable en tous points que je pris connaissance de mon interlocuteur du moment : entre les comptoirs quatre et six occupés par deux poupées fraîchement remaquillées par Ripolin, décolorées au White Spirit et qui demandaient à chaque péquin qui veut du dépaysement “ vous avez une préférence pour votre siège ? ” se trouvait un steward dans les règles de l’art. Il avait tout pour lui : gominé, rasé de près, et tout droit débarqué de cette île hellénique sur laquelle les femmes ne pouvaient aimer d’homme. il est comme qui dirait, disons… maniéré. Oui, c’est le mot : MANIERE ! C’est de sa voix fluette et de son coup de poignet frêle et désinvolte qu’il s’apprêtait à peser ma valise. Heureusement que mon valeureux placier à la chemise impeccable possède une petite manette pour pouvoir faire venir les valdingues car, vu la gueule de la mienne, il se serait probablement cassé un ongle !
J’avais fait en sorte de tout ranger dans mon gros sac pour ne pas dépasser la franchise, parce qu’à 13 € du kilo supplémentaire, on ne rentrait justement plus dans la limite des stocks disponibles ! et puis il aurait été dommage de sacrifier la découverte passionnante d’une civilisation potale dont la tradition de fabrication est restée intacte durant des siècles pour une pathétique question matérielle et financière.
Le poteau papou, poilu de son état, si longtemps resté dans l’anonymat potelier le plus intégral, y compris pour les spécialistes, est devenu depuis l’ altercation de l’un d’eux avec le célèbre footballeur américain Jason Potton (cf notre article : un sauvetage étrange), une sorte de bête curieuse, un animal de foire pour une opinion publique en manque d’exotisme et de sensations fortes, tout comme les ClubMédistes sont en manque perpétuel de Macarena. C’est pourtant dès 1966 que les Américains, croyant à leur suprématie mondiale en matière de poteaux, se sont retrouvés comme deux ronds de frites lorsqu’un papou est venu de Port Moresby en costume d’apparat uniquement pour leur dire qu’en Papouasie, le poteau est un objet de culte plus puissant que leurs totems peaux-rouges et qu’en conséquence, ils pouvaient aller se rhabiller comme une strip-teaseuse lorsque le spectacle est fini.
Non mais, c’est vrai, quoi ! ces Ricains, ils se prennent pour les maître du monde, et ils ne sont pas capables de faire les choses les plus élémentaires dans la vie : ce ne sont pas les français, les meilleurs cuistots, les meilleurs au foot, et les meilleurs amants du monde ? alors les messieurs Ronald, Bill, Phil et DeubeulYou, mon ami papou a raison : Allez vous rhabiller !
POTEAU MAG révèle en exclusivité les pratiques de la secte la plus dangereuse de ce début de millénaire.
Tous les ethnologues vont dans le même sens : L’Eglise de Scienpotologie, dont l’apparition sur la scène mondiale lors de ces dernières semaines a défrayé la chronique, est une menace pour la population mondiale. La secte possède des ramifications dans chaque pays des cinq continents, y compris les endroits les plus reculés de notre civilisation, comme le Malawi, l’île de Sejero, et la Terre Adélie. Mais qu’est vraiment l’Eglise de Scienpotologie ? Décodons ensemble les détails qui permettent de reconnaître un Scienpotologue après avoir brièvement évoqué l’histoire de ce rassemblement pour le moins inquiétant.
Née en 1999 de l’esprit déjanté de son gourou Matt Wood, un Américain du Wyoming de trente-deux ans, l’Eglise de Scienpotologie s’est développée à la vitesse d’un feu de forêt par vent de force cinq Beaufort. Issu d’une famille modeste, Matt Wood est tout sauf le dernier des idiots. Diplômé de l’Université de Cheyenne à vingt et un ans, il entre dans une entreprise de micro-informatique presque aussitôt et gravit les échelons de la hiérarchie à une vitesse faramineuse. Malheureusement pour lui et l’avenir de l’humanité, la mort de ses parents dans un accident de voiture en 1997 a provoqué chez lui une profonde transformation comportementale. D’humeur chaleureuse et enjouée, il est devenu froid, brutal et déterminé. Il veut faire payer au monde ce que le monde lui a fait subir : la perte de ses parents. En un mot, depuis presque quatre ans, il a pour unique but de tuer tout le monde, objectif intéressant quoique déraisonnable. Il est très dangereux. Pour parvenir à ses fins, il a monté de toutes pièces l’Eglise de Scienpotologie en 1999, dont la figure de proue n’est autre que l’acteur Potom Cruise.
Comment fonctionne l’Eglise de Scienpotologie ? Le principe est simple. Les adorateurs et adeptes donnent en offrande au Dieu Poteau la moitié de leur salaire, argent directement dilapidé par Wood, qui ne se prive jamais d’un plaisir : voitures de sport, jets privés, palaces avec piscines, dernier album de Patricia Kaas, etc. Il organise tous les jours des messes sur sa chaîne de télévision privée EdSTV, retransmise en mondovision, de manière à ce que la planète entière, toutes les deux heures, puisse prier le Dieu Poteau qui viendra un jour les délivrer et les accueillir à sa table de l’Eternité pour un repas pantagruélique jusqu’à la fin des temps. Ce jour est connu de tous : D’après Wood lui-même, le « jour de l’unification finale » comme il l’appelle est programmé pour le 29 février 2002.
Comment l’Eglise de Scienpotologie recrute-t-elle ses nouveaux assidus ? Les futurs pensionnaires de l’EdS sont triés sur le volet par le bras droit de Wood en personne, qui les choisit vulnérables et fortunés de préférence, puis envoie deux émissaires vérifier la véracité de ses sources. Arrive plus tard un homme déguisé en poulet slovaque qui sonnera à votre porte pour vous « plumer », si je puis me permettre cette métaphore hardie. N’acceptez en aucune façon le poulet fermier qu’il va vous proposer sinon c’est le début de la fin et une longue descente aux enfers se prépare. L’homme déguisé en poulet slovaque est l’élément déclencheur qui doit vous mettre la puce à l’oreille. Non qu’il soit déguisé en poulet, ce qui est commun en soi, mais le poulet slovaque possède une particularité qui lui est propre dans le monde des picoreurs de maïs : en effet, le poulet slovaque ressemble à une hyène. Si vous apercevez quelqu’un déguisé en hyène faire du porte-à-porte, ayez le nez creux : il s’agit forcément d’un Scienpotologue.
Comment lutter contre l’EdS ? Il y a lutter et lutter. Pour vaincre la secte, il faut lutter activement. Et pour cela, vous vous devez d’agir d’une démarche minutieuse : éviter les hommes déguisés en poulets slovaques ne pas s’abonner à EdSTV, dont la redevance est de l’ordre de 1400 francs par mois (213,42 euros) et faire comme si l’Eglise de Scienpotologie n’avait jamais existé, car un clown n’est plus drôle s’il n’a personne pour rire de ses facéties.
J'ai intitulé ce post "La Gloire !" et c'est pas pour rien. Oh, c'est rien qu'une petite gloire, mais tout de même !
Depuis ce matin, je suis rentré dans le top 35 des blogs de centerblog.net. J'en veux pour preuve l'image postée en début de billet.
A compter de maintenant, il y a de fortes chances que l'ensemble de mes "oeuvres" soient plus regardées, commentées, critiquées aussi. Plus de visites pour un blog qui, je l'espère, vous plaira de regarder comme moi de le tenir à jour.
Merci à tous qui venez me visiter et à Centerblog pour m'avoir mis en première page !
PoteauMag vous propose sous cette rubrique quelques trucs simples pour une harmonie parfaite avec votre poteau.
Beaucoup d’entre vous nous ont demandé à titre officieux, sachant la sortie imminente de PoteauMag, des conseils quant à l’éducation de leurs poteaux. Nous entendons ici et là : « mon poteau est infernal quand je le laisse seul à la maison, il casse tout, il déchire les rideaux, il laisse des traces sur la moquette, etc… Que puis-je faire ? » Nous ne pouvions malheureusement répondre à toutes vos demandes, c’est pourquoi nous nous efforçons sous cette rubrique de satisfaire vos attentes en vous proposant quelques suggestions pour un meilleur train de vie et une meilleure relation entre votre poteau et vous, de manière à ce que votre compagnon devienne un véritable ami, et pourquoi pas un confident…
Des conclusions se sont rapidement extraites de vos témoignages. Ne nous voilons pas la face : VOTRE POTEAU A BESOIN DE PRENDRE L’AIR, c’est une évidence. Il y a cependant quelques règles essentielles de savoir-vivre en communauté à acquérir. Et pour commencer, ne laissez jamais votre poteau sans surveillance, parce qu’il va s »échapper et rejoindre d’autres poteaux coureurs. Il vous sera impossible de suivre sa trace et de le reconnaître dans la foule des poteaux présents. Les poteaux ont également une fâcheuse tendance à s’organiser en bandes et la guerre des gangs de poteaux est bien présente dans les rues. Méfiance est donc le mot d’ordre.
Une laisse est aussi conseillée pour le promener et un décret ministériel va bientôt rendre obligatoire la tenue de tous les poteaux en laisse, pas uniquement les adultes. Prenez dès maintenant le bon réflexe.
Troisièmement, si vous voulez faire plaisir à votre poteau, marchez toujours derrière lui, car il ne supporte pas de suivre son maître et se délecte de le précéder. Son comportement est très significatif. Attention également ici.
Pour finir, plus votre poteau est âgé, plus il aura des exigences envers vous. Ne vous laissez pas prendre au piège et restez ferme sur vos positions. N’hésitez surtout pas à lui refuser ses caprices de plu en plus souvent au cours des années. C’est encore à lui de se soumettre, pas à vous.
En espérant vous avoir été utiles, nous vous souhaitons beaucoup de complicité et de bons moments à partager avec votre poteau, et n’hésitez pas à nous contacter pour de plus amples conseils, si vous avez des questions sur quelque problème que ce soit ou si vous aussi voulez faire profiter d’autres lecteurs(trices) de votre expérience et de vos conseils. A bientôt pour de nouveaux tuyaux.
Vinzou des Bois
Si j’avais su que ma passion et mon sujet de thèse « la tradition des poteaux ouzbeks dans l’Asie turcophone du XIVè siècle » m’auraient emmené si loin dans mes pérégrinations, j’aurais probablement hésité avant de monter dans le bus. Mais bon, je m’étais promis de tout faire pour épater le jury, alors… alors j’ai pris le bus, le 87. Après être passé devant la gare de Lyon, je m’arrêtais à Bastille pour manger un bout. Le resto s’appelait –et doit encore s’appeler- Chez Igor, spécialiste du poteau ouzbek. Igor est un vieil ami mais parfois, il lui arrive d’avoir des réactions impulsives et incompréhensibles. Par exemple, lorsqu’un jour, je lui ai dit qu’il était inhumain de faire des grillades au poteau de bois, même mort et même si l’espèce n’est pas en voie de disparition, mon remplisseur de panses, tout bourru soit-il, a manqué de se jeter sur moi pour me faire une coupe de cheveux à la Jeanphile, Alexandrie Alexandra en moins. Et vu l’instrument de torture acéré et luisant avec lequel il projetait de faire « dégagé derrière les oreilles », j’ai préféré ne pas franchement insister. C’est le genre d’argument imparable qui met tout le monde d’accord. Cela dit, il m’a paru plus sage d’attendre qu’il se soit envoyé une double vodka iakoutskiva sans glace et qu’il ait posé son argument sur la table pour tenter d’expliquer pourquoi c’était si monstrueux de faire ce genre de génocide sur les poteaux de bois. Il s’est calmé net –Igor ou pas, 50° dans le cornet cul sec, ça vous calme un ouzbek- et a repris son visage débonnaire comme s’il ne s’était rien passé.
Mais aujourd’hui, je venais pour essayer de comprendre le pourquoi du comment du poteau ouzbek. Et à qui pouvais-je m’adresser, si ce n’est à mon coiffeur d’un jour ? Après avoir englouti un steak de cheval à l’ouzbèke –ça bouffe, un ex-soviétique !- il s’assit en face de moi et m’allongea dans les grandes lignes le moteur directeur de ma thèse. La publicité mensongère, Igor ne connaît pas ! On naît ou on n’est pas spécialiste du poteau ouzbek, c’est aussi simple que çà. Lui, c’est le plus grand, et plus, il fait bien la croque. Cà vaut le coup de se faire taillader la raie sur le côté, c’est moi qui vous le dis ! Igor est un personnage hors du commun, capable de tout, y compris du reste. Un personnage comme il n’en existe que trop peu sur notre bonne vieille Terre. Avec lui, j’ai enfin compris le sens des expressions « le couteau sous la gorge », « la corde au cou », « taper dans l’œil », etc. mais uniquement en tant que spectateur. J’ai vu plusieurs fois le vitrier changer un carreau parce qu’un client un peu trop mécontent au goût de mon valeureux nourrisseur de jeunes cadres dynamiques en manque de sensations fortes a vu sa vie défiler à la vitesse à laquelle il a traversé la paroi transparente dans un mouvement de Fosbury Flop impeccable et digne d’un bonne prestation aux J.O. d’été.
Il faut savoir que le poteau ouzbek est comme Igor : généreux dans l’effort, magnifique d’efficacité, à la fois d’une gentillesse bourrue et d’une fureur incontrôlable. Lors des années de terreur des tsars soviétiques des IX et Xè siècles, les chefs locaux s’amusaient avec leurs amis en faisant bélier sur les poteaux et en se rentrant la tête entre les épaules. Ils n’étaient pas plus sanguinaires ni plus barbares que les autres, ils avaient seulement des idées de jeu plus amusantes. Toujours est-il que les amis en question ne revenaient pas souvent jouer avec les Ouzbeks au IXè siècle. Ce fut en mal de compagnons de jeu que les Ouzbeks, leaders incontestés du Bélier sur Poteau en Pierre de Taille, ont décidé l’expansion de leur territoire et l’exportation dudit poteau au XIVè siècle. Ce jeu, innovateur et de franc succès dans les territoires conquis, restait néanmoins sous la suprématie des Asiates. Il faut dire que c’était toujours leurs nouveaux amis qui faisaient le bélier, loi du plus fort oblige. La compétition s’avérait truquée dès le début, mais bizarrement, seuls leurs adversaires s’étaient plaints à une éventuelle commission sur le règlement du jeu, laquelle commission, présidée par les chefs locaux, s’empressait de classer l’affaire en leur disant de retourner jouer dehors.
Le poteau ouzbek de tradition, massif par excellence, et je ne parle pas ici du poteau style XVIIIè, n’est pas du genre avare à la tâche. Il a été construit avec deux objectifs : soutenir des pans entiers de maison et jouer avec les amis. On peut désormais affirmer que les Ouzbeks étaient des génies en matière d’élaboration potale et que le CIO devrait redonner au Bélier sur Poteau en Pierre de Taille ses lettres de noblesse en remettant au goût du jour cette activité ancestrale
J’aurai vraiment dû me méfier. Le vieux transistor crachait laborieusement un méconnaissable Alexandrie Alexandra. Entendre Claude François s’égosiller à 9 heures du mat’ n’étant pas des plus engageant , c’est d’un pas hésitant que j’entrais dans le petit salon de coiffure. Illico, je fus pris en charge par le trop disponible maître des lieux : Jean-philippe alias Jeanphile, coiffeur et psychologue pour dames de son état. Un coiffeur… on ne peut plus coiffeur. Je veux parler de leur propension à taper la discute à tout bout de champ et à formuler des avis non sollicités. Bref, coincé entre deux sexagénaires permanentées et un coiffeur en forme olympique, je me voyais sommé de donner mon avis sur la discussion la plus hype du moment au club local des chiffres et des lettres: la coiffure présidentielle lors de l’intervention télévisée de la veille. Attention terrain miné. Je sentais confusément qu’il fallait éviter de donner un avis trop tranché sur un sujet aussi explosif. Mieux valait rester évasif: “ heu… ben en fait j’ai pas trop fait attention… ”. Ca n’avait pas l’air d’étonner Jeanphile plus que ça, qui ne prit même pas la peine de dissimuler une moue réprobatrice.
Peu importe, je pensais avoir préservé l’essentiel: couper court à la discussion. Tragique erreur. “ MachineMan ” Jeanphile était lancé et bien décidé à faire partager son indignation de l’injure faite à la présidentielle tignasse. Cela lui a bien pris 20 minutes d’un courroux ponctué de “ pff… tout de même pour un président ”. Malheureusement même les meilleures choses ont une fin et tel un miraculé, je n’aspirais plus qu’au repos et à la solitude. Je pouvais de nouveau consacrer toute mon attention à l’article qui m’occupait depuis quelques jours : le poteau victorien des îles Scilly. Enfin presque. Dans un mouvement mal maîtrisé, j’eus le malheur de faire tomber mon stylo. L’issue était inévitable, Jeanphile ne put réprimer la question qui lui brûlait lèvres : “ sur quoi écrivez-vous jeune homme ? ”. Probablement victime de mes préjugés envers les membres masculins de cette très respectable corporation, j’appréciai modérément le “ jeune homme ”. Mais j’appréciai encore moins de devoir tout révéler de mon intérêt pour les poteaux. La fuite, en plus d’être illégale, n’était pas digne d’un dévoué journaliste de votre magazine. Il ne me restait plus qu’à affronter les sarcasmes du coiffeur (en plus quand un type trimbale une paire de ciseaux autour de votre oreille gauche, vous hésitez déjà moins longtemps).
Or, à ma grande surprise, Jeanphile fit preuve de la plus parfaite correction. Il n’émit aucune remarque désobligeante sur un sujet qui s’y prête malheureusement souvent dans une société aussi peu respectueuse des poteaux que nos hommes politiques de la Loi. Jeanphile se montra également très intrigué par l’expression “ coiffer au poteau ” qu’il interpréta d’une manière inattendue. Aujourd’hui il en coûte 28 euros de se faire coiffer au poteau chez JPCoiffure (“ dans une ambiance musicale de qualité ” dit la brochure -j’ai d’ailleurs été à deux doigts de le dénoncer à la Répression des fraudes-). Ce n’est pas donné mais c’est le prix de la reconnaissance. Car Jeanphile, à sa manière, a su rendre hommage aux poteaux. Par une telle action (qui s’avère au passage très rémunératrice) il a montre la voie de la sagesse, celle qui mène à la compréhension et au respect. Respect auquel ont droit tous les poteaux, quelle que soit leur condition (petits, grands, ronds, carrés, en métal, bois, ciment etc…), a fortiori ceux menacés d’extinction comme les poteaux bretons en granit.
Qu’il me soit permis dans ces colonnes de dénoncer le sort réservé à ces derniers. Non contents de les traiter avec le dernier mépris, nous sommes responsables de la disparition de tout un patrimoine d’une richesse insoupçonnée en procédant à leur remplacement systématique par des poteaux métalliques meilleur marché. Je ne nie pas les indéniables qualités des poteaux métalliques (l’égalité de tous les poteaux est aussi notre combat à PoteauMag), mais comment ne pas remarquer que le poteau en granit trouve en Bretagne un contexte culturel favorable à son épanouissement?
Il en va du poteau traditionnel écossais comme du poteau breton : on l’a longtemps sacrifié sur l’autel de la modernité et du rapport coût/fiabilité. L’histoire ne plaidait pas pour un quelconque retour. Angus le Terrible, chef de clan Scot du VIIe siècle et accessoirement guerrier sanguinaire, éprouvait une véritable passion pour les exécutions publiques et, ce qui est moins connu, pour les poteaux (détail qu’occulte volontiers une historiographie officielle conservatrice et rétrograde). Avec le sens du spectacle que lui reconnaissent de rares historiens éclairés, il concilia astucieusement les deux en imaginant un mode d’exécution qui satisfaisait tant sa soif de sang que son goût immodéré pour les poteaux en pin maritime. Un moinillon fraîchement tonsuré eu bien un jour la prétention de faire cesser une pratique un peu hâtivement qualifiée de barbare. Il fut d’abord aimablement prié d’aller exercer sa mission d’évangélisation ailleurs, mais comme il faisait preuve d’une regrettable obstination on en vint à une très peu chrétienne éviscération. A défaut de sauver tout un peuple de la damnation éternelle, il y gagna l’enviable statut de martyre de la foi.
Certains historiens croient deviner la main d’Anges derrière cette tragique disparition, là ou de toute évidence il ne s’agit que de l’acte d’un fidèle guerrier, certes un peu exalté. Bref tout est fait pour dénigrer un des plus ardents promoteurs du poteau d’exécution. Triste époque. La légende noire du poteau écossais doit beaucoup aux approximations historiques de ce genre, qui confinent à la malhonnêteté intellectuelle. Mais comme dit mon pote Craig, “ un peuple qui a inventé le whisky et les Glasgow Rangers ne peut pas être foncièrement mauvais ”. L’argument vaut ce qu’il vaut, avec 2,5 grammes dans le sang, on perd forcément un peu de lucidité. Toujours est-il que les écossais, tout à la recherche de leur “ celtitude ”, ont largement réhabilité le poteau traditionnel, le gros rondin bien mastoc. Je pense en particulier aux fêtes folklo highlanders (une sorte de réunion en jupettes, à la différence que les barbies locales, au maquillage plutôt sommaire, se défient à coups de jets de rondins). En résumé, le poteau a acquis de l’autre côté du mur d’Adrien, un statut qu’on lui refuse toujours ailleurs. Chez nous en particulier, il se voit assigner les tâches les plus ingrates, qu’il accomplit pourtant avec un sens aigu du devoir mais dans l’indifférence générale. Seules les strip-teaseuses de night-club manifestent spontanément leur affection à leur poteau de travail. Pour les bonnes adresses, contacter la rédaction.