L’Eglise de Scienpotologie en questions
POTEAU MAG révèle en exclusivité les pratiques de la secte la plus dangereuse de ce début de millénaire.
Tous les ethnologues vont dans le même sens : L’Eglise de Scienpotologie, dont l’apparition sur la scène mondiale lors de ces dernières semaines a défrayé la chronique, est une menace pour la population mondiale. La secte possède des ramifications dans chaque pays des cinq continents, y compris les endroits les plus reculés de notre civilisation, comme le Malawi, l’île de Sejero, et la Terre Adélie. Mais qu’est vraiment l’Eglise de Scienpotologie ? Décodons ensemble les détails qui permettent de reconnaître un Scienpotologue après avoir brièvement évoqué l’histoire de ce rassemblement pour le moins inquiétant.
Née en 1999 de l’esprit déjanté de son gourou Matt Wood, un Américain du Wyoming de trente-deux ans, l’Eglise de Scienpotologie s’est développée à la vitesse d’un feu de forêt par vent de force cinq Beaufort. Issu d’une famille modeste, Matt Wood est tout sauf le dernier des idiots. Diplômé de l’Université de Cheyenne à vingt et un ans, il entre dans une entreprise de micro-informatique presque aussitôt et gravit les échelons de la hiérarchie à une vitesse faramineuse. Malheureusement pour lui et l’avenir de l’humanité, la mort de ses parents dans un accident de voiture en 1997 a provoqué chez lui une profonde transformation comportementale. D’humeur chaleureuse et enjouée, il est devenu froid, brutal et déterminé. Il veut faire payer au monde ce que le monde lui a fait subir : la perte de ses parents. En un mot, depuis presque quatre ans, il a pour unique but de tuer tout le monde, objectif intéressant quoique déraisonnable. Il est très dangereux. Pour parvenir à ses fins, il a monté de toutes pièces l’Eglise de Scienpotologie en 1999, dont la figure de proue n’est autre que l’acteur Potom Cruise.
Comment fonctionne l’Eglise de Scienpotologie ? Le principe est simple. Les adorateurs et adeptes donnent en offrande au Dieu Poteau la moitié de leur salaire, argent directement dilapidé par Wood, qui ne se prive jamais d’un plaisir : voitures de sport, jets privés, palaces avec piscines, dernier album de Patricia Kaas, etc. Il organise tous les jours des messes sur sa chaîne de télévision privée EdSTV, retransmise en mondovision, de manière à ce que la planète entière, toutes les deux heures, puisse prier le Dieu Poteau qui viendra un jour les délivrer et les accueillir à sa table de l’Eternité pour un repas pantagruélique jusqu’à la fin des temps. Ce jour est connu de tous : D’après Wood lui-même, le « jour de l’unification finale » comme il l’appelle est programmé pour le 29 février 2002.
Comment l’Eglise de Scienpotologie recrute-t-elle ses nouveaux assidus ? Les futurs pensionnaires de l’EdS sont triés sur le volet par le bras droit de Wood en personne, qui les choisit vulnérables et fortunés de préférence, puis envoie deux émissaires vérifier la véracité de ses sources. Arrive plus tard un homme déguisé en poulet slovaque qui sonnera à votre porte pour vous « plumer », si je puis me permettre cette métaphore hardie. N’acceptez en aucune façon le poulet fermier qu’il va vous proposer sinon c’est le début de la fin et une longue descente aux enfers se prépare. L’homme déguisé en poulet slovaque est l’élément déclencheur qui doit vous mettre la puce à l’oreille. Non qu’il soit déguisé en poulet, ce qui est commun en soi, mais le poulet slovaque possède une particularité qui lui est propre dans le monde des picoreurs de maïs : en effet, le poulet slovaque ressemble à une hyène. Si vous apercevez quelqu’un déguisé en hyène faire du porte-à-porte, ayez le nez creux : il s’agit forcément d’un Scienpotologue.
Comment lutter contre l’EdS ? Il y a lutter et lutter. Pour vaincre la secte, il faut lutter activement. Et pour cela, vous vous devez d’agir d’une démarche minutieuse : éviter les hommes déguisés en poulets slovaques ne pas s’abonner à EdSTV, dont la redevance est de l’ordre de 1400 francs par mois (213,42 euros) et faire comme si l’Eglise de Scienpotologie n’avait jamais existé, car un clown n’est plus drôle s’il n’a personne pour rire de ses facéties.
Vinzou des Bois